Créateurs de restaurants : de quelles aides pouvez-vous bénéficier

Créateurs de restaurants - de quelles aides pouvez-vous bénéficier

Parce que créer une entreprise n’est pas une tâche aisée, surtout en France où les administrations ne sont pas nécessairement les plus efficaces (ne vous manque-t-il pas toujours un papier pour justifier ceci ou cela ?) et les taxes élevées, nous avons décidé aujourd’hui de faire un point sur les aides à votre disposition pour effectivement mener votre projet à bien.

Si le business plan et les démarches auprès des banques seront de votre ressort (bien que certains organismes se proposent là encore de vous donner un coup de main), l’État propose des financements pouvant permettre la pérennisation rapide d’un restaurant ouvrant ses portes.

Quelles sont-elles ? Comment y avoir droit ?

C’est ce que nous allons étudier ensemble, à travers notre synthèse du jour.






 

1. Les différents compartiments de l’aide aux créateurs d’entreprises:

L’État, garant des institutions et des droits des citoyens, propose d’accompagner les créateurs d’entreprises, notamment s’ils sont sans emploi, afin de leur permettre de contribuer à la création de richesses et de renforcer l’économie nationale.
Si l’élan de générosité a donc vocation à établir un certain contrôle et à s’assurer de la légalité de votre activité, les aides proposées restent intéressantes et utiles.

Elles sont divisées en deux catégories distinctes :

Les aides sociales de démarrage d’une activité professionnelle et les aides financières et d’accompagnement.
Exonérations de cotisations et de certaines taxes, paiements facilités et autres subventions sont donc au menu.

Attention cependant, il est à noter que les aides étatiques ont été récemment réduites dans leur portée, ce qui permet d’affirmer que l’ouverture d’un restaurant reste une épreuve.

Mais à cœur vaillant, rien d’impossible !

2. L’ARE et L’ACCRE, les principales ressources du créateur d’entreprise voulant retrouver une activité professionnelle.

L’Aide au Retour à l’Emploi  (ARE) :

Anciennement connue sous le nom d’assurance chômage, l’Aide au Retour à l’Emploi est une allocation versée aux personnes involontairement privées d’emploi.
Elle consiste en une substitution du salaire dont le montant et la durée de versement dépendent de l’âge et des caractéristiques du dernier poste occupé par le demandeur d’emploi.

Pour en bénéficier, il suffit d’être inscrit auprès de Pôle Emploi, d’effectuer toutes les démarches nécessaires au reclassement professionnel (dont la planification d’ouverture d’un restaurant fait partie), être âgé de moins de 60 ans et bien entendu, être apte physiquement et moralement à travailler.

La notion de perte de travail doit absolument être justifiée par un manque d’intention volontaire. Ne seront retenus que les cas de licenciement, de fin de contrat de travail à durée déterminée ou les démissions légitimes (suite à un regroupement familial, à une situation relevant du domaine juridique comme le harcèlement ou les menaces ou encore le désir d’effectuer une mission humanitaire de plus d’un an à l’étranger).
La durée du versement de l’ARE dépend de la durée du travail effectué.

L’Aide aux Chômeurs en Création ou Reprise d’Entreprises (ACCRE) :

L’ACCRE est une aide spécifiquement adressée aux personnes sans emploi décidant de se lancer dans un projet déterminé, visant à les positionner en tant que repreneurs ou créateurs d’entreprises.

Elle repose sur un allégement notoire des charges sociales et peut faire bénéficier son demandeur d’un prêt sans intérêts.
Pour en bénéficier, le demandeur d’emploi doit justifier de son inscription sur les listes du Pôle Emploi et être le destinataire d’une indemnisation pendant au moins 6 mois.

Il est aussi à noter qu’il existe pléthore de cas particuliers comme le fait de faire partie de l’entreprise reprise, d’être éligible au contrat emploi-jeune, d’être engagé dans une procédure de liquidation judiciaire, de bénéficier du RSA, de l’allocation temporaire d’attente, de l’allocation de solidarité spécifique, d’être titulaire d’un contrat d’appui au projet d’entreprise (CAPE) ou encore de créer une entreprise dans une zone urbaine sensible (ZUS).

Si la catégorisation des cibles pouvant effectivement percevoir l’ACCRE est assez large, le demandeur doit malgré tout justifier d’un projet et être engagé dans un cheminement visant à reprendre ou créer une entreprise.
Ainsi, s’il est associé, il devra posséder plus de 35% du capital à titre personnel et plus de 25 % s’il est en est le dirigeant.

L’aide financière proposée (aussi attribuable aux chômeurs de plus de 50 ans, seulement si leur projet entre dans les critères du NACRE) se résume alors à un prêt sans intérêt, d’un montant compris entre 1000 et 10000 euros remboursable sur une durée de 5 ans.

Notez enfin que pour bénéficier de ce prêt, le demandeur d’emploi devra être supporté par un organisme financier lui apportant des crédits à hauteur de la moitié du montant de l’aide étatique.

Mais l’ACCRE permet en réalité de favoriser la constitution d’un véritable salaire pour les personnes en susceptibles d’y avoir droit.

En effet, les rémunérations destinées à ce public cible seront exonérées de charges patronales, de charges de sécurité sociale et de charges d’allocations familiales pendant une durée pouvant atteindre un an au maximum.

Les micro-entreprises verront cette limite temporelle repoussée à 24 mois, à condition que le revenu du créateur ne dépasse pas 1820 fois le salaire minimum garanti horaire (mieux connus sous l nom de SMIG).

Les prestations sociales telles que le Revenu de Solidarité Active (RSA), l’allocation veuvage, l’Allocation de Solidarité Spécifique (ASS) ou encore l’allocation d’insertion pourront continuer d’être versées à titre provisoire jusqu’à réexamen des dossiers des personnes concernées (généralement un an, mais les délais peuvent changer selon les évolutions de la législation).
Les démarches à effectuer sont relativement simples : demandes d’exonérations et dossiers de création d’entreprises devront être adressés simultanément au centre de formalité des entreprises (CFE), qui se chargera de faire suivre à l’URSSAF, décideur en la matière.

Notez alors qu’une absence de réponse sous un mois de la part de l’administration fiscale équivaut à un accord de principe.
Pour ce qui est du prêt, la demande devra cette fois être déposée auprès d’un organisme mandaté, capable d’attribuer et de gérer l’aide financière dans le département du lieu de la création ou de la reprise de ladite entreprise.
L’organisme a deux mois pour délibérer et l’absence de réponse équivaut à un refus pur et simple.
Enfin, et c’est le dernier point de ce paragraphe, il est utile de préciser que les deux aides (ARE et ACCRE) sont cumulables de manière limitée dans le temps.
Mais ne vous en faites pas, l’administration se fera un plaisir de vous le rappeler !

3. Quid des salariés ? Peuvent-ils obtenir des aides ?

Si les aides sont manifestement plus faciles à obtenir lorsqu’on est sans emploi, les salariés ne sont pas non plus en reste.
Quand on connaît l’importance des entreprises dans la relance économique d’un pays, on comprend alors pourquoi l’État s’investit autant.

Ainsi, les caractéristiques de votre projet seront prises en compte pour étudier la possibilité de vous venir en aide.

D’un point de vue géographique d’abord : dans le cas où vous voudriez vous installer dans une zone en pleine expansion et supportée par des subventions et autres plans d’aménagement du territoire, et que votre entreprise serait susceptible de créer des investissements et des emplois, vous pourrez obtenir la prime d’aménagement du territoire (à vous de faire les démarches auprès du conseil régional ou de la mairie de votre domicile).

Il existe aussi une exonération des impôts sur les bénéfices et des impôts locaux attribuée aux entreprises s’installant dans certaines zones déterminées, et notamment dans les zones franches urbaines.

La création de projets innovants : si votre projet est porteur, novateur, et est susceptible de convaincre ses futurs utilisateurs de la valeur ajoutée qu’il peut dégager, vous pourrez sans doute obtenir un financement de la part de l’OSEO (entreprise publique spécialisée dans le financement des PME pour l’emploi et la croissance, partageant les risques liés aux fluctuations des marchés financiers avec les entrepreneurs) sur simple demande.

En règle générale, les aides de l’État ou des organismes de financement se traduisent par des exonérations de charges sociales, une réduction des impôts ou par des sommes d’argent versées de manière limitée dans le temps.

La législation dans ce domaine étant complexe, il est plus que recommandé de faire le tour des institutions pouvant vous apporter leur soutien au moment de lancer votre projet.

Certaines aides, moins souvent abordées sont aussi disponibles au niveau du pilotage de votre activité, vous permettant de définir un business plan efficace et de prouver la rentabilité de votre future affaire.

Il ne vous reste plus qu’à vous lancer donc !

Pour aller plus loin…

Comment BOOSTER
Mon Restaurant

Cette année est particulièrement difficile pour le secteur de la restauration, j’ai donc décidé de vous offrir tous mes conseils de restaurateur pour booster votre restaurant dans tous les domaines : la création d’un restaurant, le chiffre d’affaire, la clientèle, les fournisseurs, les salariés, l’image, la communication…

1. J’augmente mes revenus

Comment augmenter ses revenus sans baisser la qualité ? C’est ce que nous verrons avec les méthodes de détermination et de stratégie de prix. Le prix est-il adapté pour votre clientèle ? Comment vos offres midi/soir peuvent booster votre chiffre d’affaires ?

2. Je baisse mes dépenses

Les coûts fixes d’un restaurant deviennent vite élevés, comment alors bien sélectionner ses fournisseurs ? Gérez-vous correctement votre personnel ?

3. Je fais venir plus de clients

C’est le nerf de la guerre, nous verrons comment fabriquer une image de marque, les techniques d’optimisation de sa carte, de l’ambiance, de la salle. Mais plus important encore, comment faire venir des clients avec les outils de communication traditionnels et l’utilisation d’internet et des réseaux sociaux.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.